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La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

Un défi pour les pays industrialisés

Définition/ Généralités

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est un vieillissement anormalement rapide et important de la partie centrale de la rétine, la macula, sur laquelle se forme l’image que l’œil regarde. Cette zone très sensible transmet habituellement au cerveau les principaux détails dont il a besoin pour donner une interprétation de l’image reçue. Dans cette maladie, les cellules rétiniennes à l’origine de la transmission de l’information disparaissent progressivement.

Elle débute vers la cinquantaine, mais passe inaperçue pendant de nombreuses années, puis la vision baisse, accompagnée de perception déformée des objets ou de perte des détails de la scène regardée.

La DMLA se présente sous deux formes,
- la forme « sèche » (ou atrophique) la plus fréquente,
- la forme « humide » (ou exsudative), la plus grave. Cette dernière est souvent associée au risque de perte visuelle centrale bilatérale sévère, par l’apparition de néo-vaisseaux (vaisseaux anormaux) sous-rétiniens puis d’hémorragies et d’exsudats.

Dans les formes sévères, l’acuité visuelle est égale ou inférieure à 1/20 : c’est la définition de la cécité « légale » qui permet d’obtenir des prestations sociales spécifiques. Les personnes atteintes ont l’impression d’une tache devant l’œil qui gène la vision. Cela empêche de lire, de reconnaître les visages dans la rue et gêne les activités de précision, mais ce n’est pas une absence totale de vision. La DMLA ne rend jamais complètement aveugle, la vision périphérique reste conservée et permet de garder une autonomie de vie importante, aidée si besoin par une rééducation visuelle.

Causes

L’origine précise de la DMLA n’est pas encore connue, mais on sait qu’un terrain génétique favorable est nécessaire à sa survenue. Ainsi, une personne a plus de risques d’être malade si des membres de sa famille présentent cette maladie.

L’âge est un autre facteur aggravant clairement identifié. L’étude épidémiologique de la DMLA indique que la proportion de population atteinte croit avec les tranches d’âge considérées.

Des facteurs environnementaux comme le tabagisme, les affections cardiovasculaires, l’état nutritionnel pourraient constituer des facteurs accélérant la dégénérescence maculaire.

Importance de la DMLA

Dans les pays industrialisés, la DMLA est la cause la plus fréquente de malvoyance sévère. En France, elle représente la moitié des cas tous âges confondus, soit 150 000 personnes. Mais près d’1,5 million de français sont atteints à des degrés divers.

L’Organisation mondiale de la Santé s’attend à un doublement du nombre des personnes atteintes d’ici à 2020 en raison du vieillissement de la population mondiale et de l’apparition de la maladie dans des populations jusque là épargnées.

Dépistage

Il est difficile de déceler la maladie tôt. La plupart des personnes ne sont examinées que lorsque leur vision baisse, et c’est déjà à un stade avancé que le diagnostic est fait :
- Sur l’aspect du fond d’œil
- Sur les images d’angiographies rétiniennes à la fluorescéinique et au vert d’indocyanine et surtout sur l’ Optical Coherence Tomography (technique d’imagerie) qui vont permettre d’en préciser le type et d’en surveiller le traitement.

Traitement

Les moyens actuels de prévention et de traitement sont limités. Une étude statistique (ARES, 2001) menée sur un grand nombre de patients a montré l’effet bénéfique d’un traitement associant antioxydants et suppléments vitaminiques (vitamines A, C, E, zinc). Appliqué au tout début de la maladie, il en a ralentit la progression. Mais actuellement il n’existe aucun traitement ayant démontré son efficacité dans la forme sèche (atrophique) de la DMLA.

La forme humide (exsudative) peut bénéficier d’un traitement par photocoagulation au laser, soit directement, soit après injection intraveineuse d’un produit, la vertéporfine, qui permet la destruction de certaines formes de néo-vaisseaux. Plus récemment, des anti-VEGF sont injectés à l’intérieur de l’œil après anesthésie locale. Ce sont des médicaments, très chers, qui empêchent la prolifération et le développement des néo-vaisseaux rétiniens. Ils peuvent améliorer la vision ou stabiliser la perte visuelle, à condition que le patient soit traité le plus tôt possible.

Globalement, ces traitements peuvent être proposés à certains patients mais les résultats à long terme ne sont pas toujours satisfaisants.

De nombreuses recherches sont actuellement consacrées à de nouveaux produits pour prévenir et réduire la perte visuelle consécutive à la DMLA.

Plus d’informations sur la DMLA, cliquez ici.

Rééducation visuelle

Voir aussi : déficience visuelle
Dans les formes évoluées, la rééducation orthoptique basse vision associée à l’appareillage optique grossissant permet souvent d’améliorer les actes de la vie courante et de conserver une autonomie. Dans les meilleurs cas, la personne déficiente visuelle peut retrouver une fonction d’écriture et de lecture.