Journée mondiale du diabète le 10 novembre

Le 4/11/2010

Journée mondiale du diabète jeudi 10 novembre 2010


30 à 40% des diabétiques, soit près d’1 million de personnes en France, souffrent d’une rétinopathie diabétique pouvant entrainer malvoyance ou cécité !

Le diabète en constante augmentation en France
Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l’âge. Il atteint 3 à 4 % de la population, soit 2,5 millions de personnes en France. Le vieillissement de la population et la fréquence accrue de l’obésité expliquent l’augmentation prévue de 25% du nombre de diabétiques en 2025.

La rétinopathie diabétique, méconnue et insidieuse
La présence constante et en quantité élevée de sucre dans le sang va altérer les petites artères des organes, dont celles de la rétine au niveau de l’œil. Cette affection n’entraîne aucun signe à ses débuts et celle-ci passe souvent inaperçue du diabétique jusqu’à l’apparition de troubles visuels sévères, alors difficiles à traiter : hémorragies, décollements de rétine.

Dans les pays industrialisés, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant l’âge de 60 ans.


Après 15 ans d’évolution du diabète, environ 2% des diabétiques sont aveugles et 10% souffrent de déficience visuelle. En France, environ 1 000 personnes deviennent aveugles chaque année du fait d’une rétinopathie diabétique, et beaucoup plus souffrent de malvoyance.

Pourtant, ces complications sont en grande partie évitables !
- Par un bon équilibre de la glycémie et de la tension artérielle
- Grâce au traitement par laser avant l’apparition des signes de rétinopathie diabétique grave.

Le dépistage en France : un problème de santé publique

Seul, un examen régulier de la rétine peut dépister les premiers signes de complication d’un diabète. Une étude, publiée en 1999, a montré que moins de 50% des personnes diabétiques avaient consulté un ophtalmologiste au cours de l’année précédente. La prise en charge ophtalmologique des patients diabétiques reste insuffisante et trop tardive en France. Il a été démontré dans plusieurs pays que le dépistage systématique annuel était efficace pour les patients et qu’il réduisait les couts de santé.

La solution : le dépistage précoce à l’échelle nationale

Grâce à l’OPC, 2000 personnes dépistées en 2009 …
L’OPC et son partenaire l’AVH ont équipés 17 centres de santé ou hôpitaux en France de rétinographes numériques reliés par internet à des centres d’ophtalmologie. Ces appareils photographient la rétine des patients diabétiques et les clichés télétransmis sont interprétés à distance par des spécialistes.

Cette méthode présente de nombreux avantages :
- Elle est aussi fiable que l’examen classique du fond d’œil pratiquée par un ophtalmologiste en consultation
- Elle est peu contraignante pour le patient car les délais de rendez-vous sont très courts et elle ne nécessite pas de dilatation de la pupille, toujours longue et désagréable
- Elle économise beaucoup de temps médical : la prise de photographies rétiniennes sans dilatation ne nécessite pas la présence d’un médecin et l’interprétation des photographies est rapide
Le dépistage de la rétinopathie diabétique par photographie du fond d’œil ne doit cependant en aucun cas être considéré comme une méthode exclusive de dépistage, mais une alternative supplémentaire susceptible de l’améliorer.

Le dépistage par photographie numérique du fond d’œil et télétransmission constitue une réponse adaptée aux difficultés à venir liées à la croissance du nombre des patients diabétiques et à la diminution des spécialistes.


En France l’OPC favorise donc le dépistage de la rétinopathie diabétique
et développe des réseaux de prise en charge des personnes déficientes visuelles. On estime à 1,7 millions le nombre de personnes déficientes visuelles susceptibles de faire l’objet d’une prise en charge globale réadaptative et/ou rééducative.