Décès de Denis Brillard

Le 5/01/2012

Le 27 septembre 2011, l’OPC a été prise d’une immense tristesse. Denis Brillard, Monsieur Brillard, Denis venait de nous quitter pour suivre un chemin, invisible mais d’espérance qui le garde présent à nos yeux. Depuis plusieurs mois, discrètement, il faisait face à une altération de son état physique avec une inquiétude latente masquée par un courage et une dignité qui attirent le respect. Tout aussi discrètement, il a choisi d’assumer en un temps réduit (… mais quand même bien trop long) la préparation inéluctable de son voyage pour ses proches. Nul doute qu’il ait une place privilégiée pour baliser le chemin de l’Avenir pour son épouse Suzanne, ses enfants et petits enfants et qu’il demeure notre ami.

Le premier contact de certains de l’OPC avec Denis Brillard date de l’époque où Igor Barrère coordonne les rencontres médicales de Montpellier et où, en 1989 , nous sommes invités, avec Gabriel Coscas, Giséle Soubrane, André Catros, à l’inauguration d’un centre d’accueil et de prise en charge de réadaptation pour aveugles à Nîmes, l’ARAMAV, dont Bernard Arnaud assume la Présidence Universitaire et Gérard Dupeyron la coordination médicale et dont le directeur, un certain Denis Brillard nous explique et nous entraine dans la compréhension d’une spécificité médicale que les ophtalmologistes ne comprenaient pas. Car, très vite, il s’est intéressé à une catégorie de patients qui « n’existait pas » : les malvoyants. Il contribuera à structurer son établissement pour recevoir et se doter en moyens d’une prise en charge efficace de ces malades. Si l’ARAMAV a l’aura et le rayonnement qu’on lui connait, c’est en grande partie par le fait de Denis Brillard.

Plus tard, quand le moment de quitter ses fonctions est arrivé, Denis a proposé ses services à l’OPC que son Président, le Professeur Pouliquen, s’est empressé d’accepter. Membre actif et dynamique de l’association, il a œuvré pour enrichir les projets de la direction des programmes en proposant d’y intégrer le volet basse-vision. Il a, entre autres, par ses contacts, par la rencontre avec les différents partenaires, mis sur pied d’abord un programme de mise en place de réseaux basse vision en milieu hospitalier et à vocation communautaire, puis s’est attaché à constituer un réseau qui rassemble l’expertise des grands hôpitaux parisiens et la technicité des groupements urbains pluridisciplinaire de prise en charge de proximité.

Discret, attentif, travailleur, efficace, donnant son entière confiance, Denis Brillard reste pour l’OPC le compagnon, le collaborateur, le pilier, l’ami fidèle, indéfectible et rassurant.